Aide par téléphone

Marc-Aurele Fortin

Marc-Aurèle Fortin est né en 1888 à Sainte-Rose-de-Laval et il décède en 1970.. Au début du siècle, il fréquente l’Académie commerciale à Montréal. Il y suit des cours de dessin sous Larose et Dyonnet. Son père, un juge, peu disposé à soutenir la carrière artistique de son fils, l’envoie dans l’Ouest canadien après lui avoir assuré un emploi aux Postes, à Edmonton. C’est à ce moment que début l’aventure du peintre. Toutefois, les œuvres de cette période ne sont pas connues aujourd’hui. En 1908, il vend un tableau cinquante dollars, somme considérable pour l’époque.

La même année il étudie à l’Art Institute de Chicago.

En 1912, il retourne à Sainte-Rose. En 1917, il aborde pour la première fois, la technique de l’aquarelle, ce qui l’amène à créer ses fameuses aquarelles « éponges » qu’il peint face à la Rivière des Prairies, à l’Île Sainte-Hélène ou sur le Mont Royal. Mais, ne pouvant maîtriser à sa satisfaction cette nouvelle discipline, « ce casse-tête chinois » dit-il, il abandonne momentanément l’aquarelle en 1919.

Déjà, les critiques reconnaissent le style personnel du peintre de Sainte-Rose. De 1922 à 1927, c’est la grande époque des « arbres détaillés ». De nouveau, l’artiste se met à l’aquarelle. « C’est, dit-il, en pratiquant dans les montagnes de Gaspésie que j’ai réussi à maîtriser l’aquarelle ». Il peint aussi dans Charlevoix et un peu partout au Québec. Suivent, de 1927 à 1930, de lumineux paysages d’Hochelaga.

L’artiste part en Europe en 1934, séjourne sur la Côte d’Azur ainsi qu’en Italie et revient au Canada en 1935, ramenant une quantité de croquis et de dessins, de Paris, de Nice, de la vallée du Rhône et de Rouen. Le style de l’artiste s’est transformé. À la poésie, la naïveté, succède la puissance des tons ; son trait s’alourdit, c’est le temps de la « manière noire » aux tons intenses et vibrants et de la « manière grise » qui rend bien « l’atmosphère chaude des ciels du Québec ».

Au début des années 1950, Fortin découvre la caséine. Il est tellement fasciné par ce nouveau mode d’expression qu’il s’y consacre presque entièrement.

En 1955, au moment où il expérimente avec la caséine sur fond noir, la maladie le force à déposer les armes. Amputé des deux jambes et complètement aveugle.

Fortin peint de vieilles maisons ; plus tard, dans le Vieux Montréal, il trouve son inspiration dans les clochers d’églises, les bâtiments historiques aux toits enneigés et moindres recoins du port.

Fortin produit des huiles, aquarelles, pastels, gouaches et des eaux-fortes.

})

Restez informés!

Inscrivez-vous à notre infolettre et ne manquez pas les plus récentes oeuvres présentées!

 Français  
 English